On sent comme le passage éclair d’un siècle à l’autre, un souffle violent, chassant sans merci toute trace de romantisme. Pas une hésitation, plutôt un tremblement. Non sans dégâts pour ce qu’il en est de notre perception du monde.

Romain Zeder, un peintre d’aujourd’hui ou de demain, pour qui l’image photographique mérite d’être violentée, la réalité fracassée et presque défoncée, arrachée à sa pauvre addiction au vraisemblable. Ça vibre sous la peau, sous les images, ça fait mal.

Un fabricant d’images maraboutées chez qui le mouvement intérieur secoue et cogne le visible comme un sourd, où l’émotion diffuse, parfois confuse, érafle de son couteau effilé et rend visible la blessure qui traverse secrètement les femmes, les hommes, les tables les verres, les objets et l’air ambiant entre eux. Un mouvement qui se fige après avoir jailli de l’image comme si nos yeux et notre esprit en se déplaçant trop et trop vite, laissaient sur nos rétines des traces, des traînées lumineuses sur sa toile.

Le lien aux êtres et l’attention très spéciale qu’on leur porte, enfin visibles, fait trembler l’air épais et bouger la couleur, comme si les corps de Pompéi pouvaient encore frémir et l’air entre eux vibrer de leur présence.

Comme si le temps présent, le nôtre, celui où de désespérantes injustices côtoient le vide relationnel qui nous inonde, était déjà passé depuis des millénaires, sans perdre la possibilité de surgir à nouveau, aux aguets, nimbé d’une obscure et lumineuse tristesse. Congelé dans la microseconde de l’instant où le poids du passé écrase les âmes et où quelque chose va peut-être advenir.

Nicolas Roméas, pour le journal « l’Insatiable », Décembre 2017.


Prix

2025 : Sociétaire du Salon d’Automne.

2023 : Prix de peinture Frédéric de Carfort 2023 sous l’égide de la Fondation de France.

2022 : Entrée à la fondation Taylor.


Expositions

2025 :

Juin : « Enfants des frontières », Centre Dramatique National de Rouen, Théâtre de « La Foudre », dans le cadre du festival « sages comme des… »

Avril : Exposition personnelle à la « Galerie éphémère », Croix de Chavaux, Montreuil

2024 :

Octobre : Salon d’Automne. Section « héritage et innovation ».

Mai : Exposition personnelle dans la galerie « ArteMiss », dans la marais, 75005 Paris.

Juillet : Exposition collective « les Arts perchés », à Calvignac dans le Lot. Sur le thème de l’eau.

2023 : En mai, Exposition personnelle à la galerie « Paul 13 », dans le 12eme arrondissement de Paris.

2023 : Mars, Exposition au « 60Adada » galerie de Saint-Denis.

2022 : Octobre, Salon d’automne.

2022 : En Mars, Exposition personnelle à la galerie « Paul 13 », dans le 12eme arrondissement de Paris.

2022 : Exposition collective « Figurations » à la galerie H.C.E à Saint-Denis. Curateur Gastineau Massambah

2020 : Exposition avec le sculpteur Marc Guillermin, « Nature fragile/fragile de nature », à la galerie « 60Adada » à Saint-Denis.

2019 : Exposition personnelle chez Beuscher, Paris Bastille.

2019 : Exposition personnelle à la « Galerie Éphémère », Croix de Chaveau, 93130 Montreuil.

2019 : Salon d’Automne. section « figuration libre »

2016 : Salon d’Automne, section « figuration libre ».

2016 : Décembre : exposition aux Ateliers d’Artistes de Belleville (AAB) à Belleville. Sur le thème de la nature morte.

2016 : Exposition « Passeport » à la Maison des Métallos, 11ème arrodissement Paris, au mois de mai.


La presse en parle :

« The Edge, le magazine » en parle

Romain Zeder, Caravane / Caravage, oil on canvas ( 170 x 170 cm ) par Alexandra Mas

Romain Zeder revisits the chiaroscuro of Baroque painting to confront the fractured light of the present. Executed in oil on canvas, the work bears the muscular density of traditional technique, layered pigment, assertive brushwork, a palette oscillating between carnal reds and spectral blacks. Yet beneath this mastery lies a deep unease: humanity reflected through distortion, its moral theatre collapsing into fragmentation.

Zeder builds his composition as a tension between reverence and rupture. Figures emerge from the darkness, rendered with anatomical expression and psychological disquiet. The geometrical fractures slicing through the scene break the illusion of continuity, a mirror to our fractured civilization, suspended between faith and loss, beauty and brutality, a drama of modern fragmentation, Zeder crafts a vision, an allegory of a humanity amidst the ruins of reason.


In : https://www.the-edge-mag.com/2025/10/31/salon-dautomne-122nd-edition-paris-2025/

Une publication dans le « Quotidien des Arts » pour le prix « Frédéric de Carfort » remis par l’académie de la Grande Chaumière et par La fondation de France que j’ai reçu en 2023 :